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Archive for August, 2015

The lucky ones

Friday, August 28th, 2015

From this article by Serene Assir (@SirenaAssir), we quickly understand that the lucky ones are simply those who survived.

That so many of them drowned is the truly ugly face of the current challenge Europe must address. It is high time we decide to treat it as a humanistic opportunity and now consider the pretty face of what happens, as embodied by the light of hope on this migrant girl’s head.


A migrant child gets assistance to remove her life jacket after arriving in Kos on August 13, 2015 (AFP Photo / Angelos Tzortzinis)

Evolution and the Selfie Stick

Thursday, August 27th, 2015

Before and now

Evolution stops

#TonConVirguleChiennasse

Thursday, August 27th, 2015

Je viens de passer la soirée avec ma (seule et unique au demeurant) copine de fac.

Après qu’on ait vu le chef du resto maltraiter sa serveuse pour pas un rond, on a causé.

Au bloc, genre en 3ème année de médecine, sur une bartholinite.
Son chef lui demande "Tu sais à quoi servent les glandes de bartholin ?"

Elle hésite.
Elle sent bien que si elle dit "À lubrifier" ça va faire rire.
Elle choisit ses mots en silence.

Le silence est coupé par son chef. (Son mentor. Sa référence. 3ème année) "Ça sert à mouiller ton con, chiennasse." #TonConVirguleChiennasse

Elle me raconte qu’elle a ricané, qu’elle a dit "Ahah merci, j’aurais pas retenu sinon."
C’était la seule chose à dire.
Fallait valider.

Dans le bloc, hein.
Devant tout le monde. L’anesthésiste, les deux internes, les trois infirmier/ères, les externes.
#TonConChiennasse

Moi, je lui ai raconté qu’une fois j’ai croisé mon chef et mon interne dans l’ascenseur après une nuit particulièrement difficile de garde.

Une morte, une annonce de bientôt mort, une autre morte à recoudre, un mec qui avait frappé l’infirmier : des trucs durs.
Je récupérais.

Le mec, pour cette fois, ne m’avait pas dit que j’avais une bouche à pipe.
Ni qu’on ferait La Moore demain ahhaha.

Ni que "J’avais l’air sauvage après une nuit de garde et que je devais être très belle après l’amour".
#AhAhOhVousMeFaitesRougirMonseigneur

Dans mon esprit habitué, je vous jure #LaVieDeMaMère que je m’étais paniquée.
Pas de blague de cul, j’avais sans doute fait une connerie.

Vraiment, alors que je faisais partie des dures à cuir, je m’étais dit “Merde, j’ai pas bien travaillé. J’ai tué un patient ? Seigneur !”

On en était rendues là.
"Héhé t’as trop une bouche à pipe" = "T’as vraiment fait du bon boulot cette nuit".
Sans avoir ça, je paniquais.

On a recausé, beaucoup.
On s’est rendues compte d’à quel point l’hôpital tel qu’on l’avait connu ne passerait pas 15 minutes aux prudhommes.

Le pire, c’est qu’au fond de nous, quand même, on avait une petite voix qui disait : "Hey, tu l’as vécu comme ça, c’est pas la mer à boire."

On était malgré nous d’accord pour dire que les filles qui râlaient aujourd’hui, c’était des mijaurées, parce que hey, ça va quoi.

Yep, le lavage de cerveau va jusque là.
Deux féministes qui trouvent que "pour mouiller ton con, chiennasse", c’était presque le bon temps.

Robots Read News

Tuesday, August 25th, 2015

Maybe the best Dilbert ever…

… even if, as an engineer, I might be a little partial.

Do’s and Dont’s For Executives

Wednesday, August 19th, 2015

Advices to business executives from @FT circa 1957 (via ‏@markhillary)

  1. Don’t travel too often or too far.
  2. Have at least one week’s clear break in the middle of long tours.
  3. Never fly both ways on a business journey.
  4. If possible, come home part of the way by boat. If not, have three or four days at home before going to the office.
  5. Never travel over week-ends except for pleasure and then never more than 100 miles.
  6. Keep your week-ends completely to yourself.
  7. Cultivate outside interests and hobbies.
  8. Try and take some physical exercise – gardening and fishing recommended.
  9. Have a medical check-up every two years until age of 50, and then every year.
  10. Learn to relax.

Pretty up to date… except, unfortunately, for the advice to "come home part of the way by boat"!

The wall

Thursday, August 6th, 2015

It is a 10 by 3 meters bramble branches wall. A tightly woven set of thorns, an impenetrable and intimidating vegetal universe.

I attacked it like a giant Mikado game, initially securing a corridor to the roots, then heading laterally. It is a game one seldom wins unharmed; the thorns come through the thickest gloves and there is always a rogue creeper to lash your face when you are getting rid of its neighbour.

Léo is 9 years old. He first hits the wall with a rake, to "bust it all" then, considering the lack of efficiency of this frontal burst of energy, he decides to pull branches in order to ease their removing. Finally, when I have a break, he wears the heavy gloves, get the branch clippers and gets himself immersed in the vegetal mass to gain access to its roots.

Step by step he became aware of the way a complex system should be addressed. The wall is condemned.

Le mur

Thursday, August 6th, 2015

C’est un mur de ronces de dix mètres de long et de près de trois mètre de haut. Un entrelacs d’épines, un univers impénétrable et intimidant.

Je l’ai attaqué comme un Mikado géant, sécurisant initialement un couloir d’accès aux racines, puis progressant latéralement. On ne sort jamais complètement indemne d’une telle confrontation ; les épines traversent les gants les plus épais et il y toujours une liane plus retorse pour vous cingler le visage lorsqu’on dégage sa voisine.

Léo a 9 ans. Il commence par taper sur le mur à grands coups de râteau, « pour tout dégommer » puis, constatant le peu d’efficacité de cette débauche d’énergie frontale, il décide de tirer les ronces pour en faciliter le dégagement. Enfin, au moment où je fais une pause, il enfile les gants de travail, se saisit de la cisaille et s’immerge dans la masse végétale pour accéder aux racines.

Il a compris étape par étape comment gérer un système complexe ; le mur est condamné.


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