Trois conseils pour réussir

En septembre 2013, la cérémonie de remise de diplômes de l’ENSTA Bretagne coïncidait avec les adieux du directeur de l’école. Ni les fiers parents, dont j’étais, ni les bientôt diplômés n’attendaient grand chose de son discours… et pourtant j’en ai un souvenir marquant, principalement pour les trois conseils en forme de passage de témoin qui en constituaient à la fois la touche finale et le signal d’entrée dans la vie active pour une promotion d’ingénieurs.

Son premier conseil était de ne pas calculer, de ne pas établir un plan de carrière mais, au contraire, de s’orienter vers les domaines d’intérêt véritable.
L’argument étant qu’on est naturellement bien meilleur et mieux capable de progresser quand on fait ce qu’on aime.

Son deuxième conseil traitait de l’ouverture à l’autre, partant du constat qu’un ingénieur moderne travaillera une grande partie de sa vie (physiquement ou à distance) en environnement multi-culturel.

Le troisème conseil se résumait en un mot  "Osez". Osez prendre des risques, osez innover. C’est précisément ce qu’on attend d’un ingénieur, donc la meilleure façon de réussir.

Ces trois points me sont revenus en mémoire en lisant, dans un article du magazine du Monde, les trois conseils que Cédric Villani donne aux jeunes qui l’interrogent le sujet : Un, ne vous mettez pas dans une case. Deux, soyez toujours en mouvement et bougez dès que vous connaissez bien un sujet. Trois, laissez une part importante de hasard dans votre carrière.

Et vous, quels seraient vos trois conseils ?

One Response to “Trois conseils pour réussir”

  1. Francis Jouanjean Says:

    J’étais ce directeur quittant l’ENSTA Bretagne après six années exceptionnelles à la tête de cet établissement qui a su se hisser au fil des années au meilleur niveau en termes de formation et de recherche tant dans les sciences dures (membre de deux UMR) que dans les sciences humaines et sociales au sein d’une équipe du CNAM Paris.
    Je persiste et signe bien évidemment pour ces trois conseils que chacun peut s’approprier et je me vois très honoré d’être associé en cela à Cédric Villani qui a récemment formulé trois conseils assez proches. L’action de Cédric V en faveur des mathématiques est absolument essentielle et j’ai eu le plaisir de constater que parmi ses préconisations il y en a une qui consiste à développer la formation continue pour les enseignants du primaire et de prévoir des modules de formation pour la formation des professeurs des écoles dès le bac +1. C’est essentiel. L’école française de mathématiques a maintes fois démontré son excellence. Malheureusement, elle ne pourra pas subsister si les formateurs ne sont pas eux-mêmes attachés aux Mathématiques.

Leave a Reply


− un = sept


css.php