Routine housekeeping tasks chart, 1950s.

January 16th, 2020

From Power from the people: Rural Electrification brought more than lights

Du besoin aujourd’hui, plus que jamais, de gens heureux

December 29th, 2019

Discours de Pedro Correa (@PedroCorreart) pour la remise des diplômes aux ingénieurs civils 2019 à l’EPL-UCL, Louvain-La-Neuve (Belgique), où [il a] "eu la chance d’avoir carte blanche pour pouvoir aborder pour la première fois je pense des thèmes comme le burn-out, la joie, Philippe Bihouix et les mégaphones."

Bonsoir et félicitations aux ingénieurs fraichement diplômés,

Je voulais aussi féliciter l’AILouvain, d’avoir fait preuve de courage, non seulement en m’invitant dans ce panel (ce qui est déjà assez courageux) mais surtout en mettant au centre de ces interventions et de leur programme de conférences des termes comme "le sens", "le bonheur" "et la joie au travail", au-delà de ceux sur lesquels on insistait uniquement lors des discours que j’avais à votre âge en ingénieur, et qui étaient plutôt à l’époque "le sacrifice", "le sérieux", "la compétitivité" ou "l’excellence". Merci donc vraiment à l’UCL pour cet élan de vent frais.

Je suis d’autant plus ravis d’être ici que je parle au même endroit que l’une de mes idoles du moment (certains ont des idoles qui remplissent des stades, moi c’est un ingénieur français) : il s’appelle Philippe Bihouix et lors de la conférence qu’il a donné ici il y a quelques mois il vous invitait déjà à mettre à profit tout votre savoir-faire non pas dans les High-Techs, mais plutôt dans les Low-Techs : ces technologies qui remplacent ce qui se fait aujourd’hui, mais avec des techniques plus simples et plus sobres. Si ce que vous recherchez c’est du sens et de mettre à profit vos études d’ingénieur pour diminuer notre empreinte écologique à tous, je vous invite vraiment à lire son livre : l’Âge des Low-Tech.
Tout d’abord je vous rassure: je ne suis pas venu vous donner de conseils, et encore moins de leçons. Faire un Doctorat en Sciences Appliquées pour finir artiste photographe, je pense que cela doit figurer dans le top 3 des cauchemars des parents ici présents…

Mais si je ne vais pas vous donner de conseils, c’est surtout parce que je me rends compte que nous, les plus vieux, n’avons rien à vous apprendre, et que bien au contraire, nous ferions mieux de plus vous écouter. Quand je vois les valeurs de consommation, d’égocentrisme, de compétition et de croissance continue, sur lesquelles les deux générations précédentes ont bâti le système dans lequel on surnage pour l’instant, et quand je vois les élans de solidarité, d’empathie, de collaboration, et de quête de sens qui brillent au fond des yeux des jeunes aujourd’hui… je me dis que vous êtes celles et ceux qui peuvent inverser la tendance vers une société plus heureuse et plus juste… et que vous avez déjà tout en vous.

Je vais par contre commencer par une statistique que je vais poser là, exprès pour vous faire un peu peur. C’est une donnée que l’on entend très rarement, et qui représente à mes yeux le canari dans la mine qui devrait nous alerter que quelque chose va mal : depuis 5 ans, la Belgique dépense plus de budget national en malades de longue durée (essentiellement des dépressions et des burn-outs), qu’en charges liées au chômage. Cela veut donc dire que, contrairement à ce que l’on nous martèle chaque jour à propos du chômage, en sortant d’ici, vous avez plus de risque de tomber malade ou de devenir dépressifs à cause de votre emploi, que de ne pas en trouver.

Passionné de développement personnel, je me suis penché sur les causes de cette donnée, et ce résultat n’est finalement pas si étonnant. Toutes les études scientifiques en neurosciences et en psychologie du bonheur sont unanimes : placer des termes anxiogènes comme le "sérieux", l’"excellence", la "compétitivité" ou le "sacrifice" au centre de notre vie, sans en placer d’autres, essentiels, comme "la joie", "le sens" ou "la collaboration", c’est prouvé, cela ne peut que mener à la tristesse, à la fatigue, et au final, à la maladie… au burn-out.

Certains vous feront miroiter des contrats avec d’énormes voitures à la clé, et ils vous assureront que c’est la preuve ultime de la réussite. De mon côté, je ne peux que vous parler avec le gage de mon propre bonheur lorsque je me lève chaque matin pour faire mon travail, que je reste absorbé pendant des heures sans voir le temps passer à capturer des instants de beauté éphémère, et le bonheur de mes enfants avec qui je passe de longues après-midis.

Je ne peux donc que vous partager mon expérience, qui a tout d’abord été de me rendre compte que le bonheur, ça se travaille. Le bonheur ne nous tombe pas du ciel en regardant notre vie s’écouler sur des rails construits par d’autres, des rails qui vont on-ne-sait-où, plutôt que de mettre en pratique nos propres envies.

Mon chemin a commencé par cette condition, indispensable je pense, d’écouter mes propres envies, d’écouter ma voix intérieure. Cette voix intérieure n’a rien de mystique, c’est juste la propre voix de chacun, cette voix authentique qui n’a de compte à rendre à personne, celle qui vous prend aux tripes. Elle est très difficile à entendre parce que depuis tout jeunes, nous avons entassé d’autres voix par-dessus : la voix des parents, des professeurs, des pubs…

Lorsque vous regardez des enfants, vous vous rendez compte qu’ils n’ont encore que cette voix-là, leur juste voix, et c’est justement pour ça qu’ils savent exactement ce qui les rend heureux à chaque instant.

Nous avons tous en nous la voix qui sait ce qui est mieux pour nous. Il faut juste du travail sur soi pour l’entendre et la reconnaitre.

Pour moi, cela a été plus rapide : j’ai pris un raccourci et j’ai pu éviter des années d’écoute attentive pour arriver à l’entendre. C’est un raccourci, certes, mais que je ne souhaite à personne : c’était de voir mourir mon père, soudainement. Il avait 56 ans, j’en avais 29. Il était fort comme un roc un jour, et parti le lendemain. Nous savons tous que nous sommes mortels, mais la nuance est énorme entre savoir que nous sommes mortels et savoir que nous allons mourir, et que ça peut arriver du jour au lendemain.

À ce moment-là, ma voix intérieure a pris un mégaphone et a percé toutes les autres voix, pour me demander chaque jour très clairement : "maintenant que tu sais que tu pourrais mourir demain, aurais-tu changé quelque chose à cette dernière journée que tu viens de passer ?"

Et c’est impossible de vivre comme avant lorsque l’on se pose cette question à la fin de chaque journée. Cette prise de conscience a été douloureuse au début. De là sont nés d’abord de petits changements, des compromis, puis des plus grands, et puis petit à petit, cette voix est devenue un guide sur le chemin vers le bonheur.

Pour être heureux, il m’a fallu aussi trouver du sens. Je pense qu’il faut que notre vie à tous (et donc notre métier, où nous passons 8h par jour) ait du sens à nos yeux. Car notre voix intérieure sait que nous sommes tous sur le même bateau, et le bonheur ne pourra donc être atteint que si nos actions ont un impact réel sur ce bateau.

Et pour finir, il nous faut aussi du courage, parce qu’en plus d’entendre et de reconnaître votre voix, il faudra aussi avoir le courage de l’écouter, car elle ne va pas toujours dire des choses évidentes à mettre en place, ni des choses qui vont plaire à votre entourage.

On m’a souvent dit : "Mais quel courage ! ça ne doit pas être facile de vivre en tant qu’artiste !". Ce à quoi je répondais : "Parce que vous croyez que c’est facile, pour un artiste, de vivre en tant que banquier ?".

Je vais terminer. Et vous l’avez compris, j’ai menti, je vous ai quand-même donné un conseil tout au long de ce discours : celui de ne pas m’écouter. Vous êtes des adultes, vous avez votre diplôme, la vie est à vous. Alors n’écoutez plus ceux issus de ce monde périmé, de ce constat d’échec que nous vivons. Ne m’écoutez plus moi, n’écoutez plus les parents, n’écoutez plus les professeurs, n’écoutez plus les pubs ni les médias, et écoutez-vous, écoutez-vous en tout premier.

Le monde n’a plus besoin de battants, de gens qui réussissent, il a besoin de rêveurs, de personnes capables de reconstruire et de prendre soin… et surtout, surtout, on a tous besoin aujourd’hui, plus que jamais, de gens heureux.

Merci.


Avec ce discours, qui suis les Trois conseils pour réussir, je commence officiellement une collection sur le thème ;-)

J’en profite pour ajouter immédiatement une version "comic" :

Nouveau plan des transports parisiens en période de grèves

December 13th, 2019

Un modàle avec parapluie ? ;-)

Une Île

December 10th, 2019


Michèle Bernard-Requin, 8 décembre 2019,

Vous voyez d’abord, des sourires et quelques feuilles dorées qui tombent, volent à côté, dans le parc Sainte-Perrine qui jouxte le bâtiment.

La justice, ici, n’a pas eu son mot à dire pour moi.
La loi Leonetti est plus claire en effet que l’on se l’imagine et ma volonté s’exprime aujourd’hui sans ambiguïté.
Je ne souhaite pas le moindre acharnement thérapeutique.

Il ne s’agit pas d’euthanasie bien sûr mais d’acharnement, si le cœur, si les reins, si l’hydratation, si tout cela se bloque, je ne veux pas d’acharnement.
Ici, c’est la paix.
Ça s’appelle une « unité de soins palliatifs », paix, passage… Encore une fois, tous mes visiteurs me parlent immédiatement des sourires croisés ici.

« Là tout n’est qu’ordre et beauté, luxe calme et volupté ».
C’est une île, un îlet, quelques arbres.
C’est : « Mon enfant, ma sœur, Songe à la douceur d’aller, là-bas, vivre ensemble ». C’est « J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans » (« Spleen  ») Baudelaire.

Voilà, je touche, en effet, aujourd’hui aux rivages, voilà le sable, voilà la mer.
Autour de nous, à Paris et ailleurs, c’est la tempête : la protestation, les colères, les grèves, les immobilisations, les feux de palettes.

Maintenant, je comprends, enfin, le rapport des soignants avec les patients, je comprends qu’ils n’en puissent plus aller, je comprends, que, du grand professeur de médecine, qui vient d’avoir l’humanité de me téléphoner de Beaujon, jusqu’à l’aide-soignant et l’élève infirmier qui débute, tous, tous, ce sont d’abord des sourires, des mots, pour une sollicitude immense. À tel point que, avec un salaire insuffisant et des horaires épouvantables, certains disent : « je préfère m’arrêter, que de travailler mal » ou « je préfère changer de profession ».

Il faut comprendre que le rapport à l’humain est tout ce qui nous reste, que notre pays, c’était sa richesse, hospitalière, c’était extraordinaire, un regard croisé, à l’heure où tout se déshumanise, à l’heure où la justice et ses juges ne parlent plus aux avocats qu’à travers des procédures dématérialisées, à l’heure où le médecin n’examine parfois son patient qu’à travers des analyses de laboratoire, il reste des soignants, encore une fois et à tous les échelons, exceptionnels.

Le soignant qui échange le regard.

Eh oui, ici, c’est un îlot et je tiens à ce que, non pas, les soins n’aboutissent à une phrase négative comme : « Il faut que ça cesse, abolition des privilèges, il faut que tout le monde tombe dans l’escarcelle commune. » Il ne faut pas bloquer des horaires, il faut conserver ces sourires, ce bras pour étirer le cou du malade et pour éviter la douleur de la métastase qui frotte contre l’épaule.
Conservons cela, je ne sais pas comment le dire, il faut que ce qui est le privilège de quelques-uns, les soins palliatifs, devienne en réalité l’ordinaire de tous.

C’est cela, vers quoi nous devons tendre et non pas le contraire.

Donc, foin des économies, il faut impérativement maintenir ce qui reste de notre système de santé qui est exceptionnel et qui s’enlise dramatiquement.
J’apprends que la structure de Sainte-Perrine, soins palliatifs, a été dans l’obligation il y a quelques semaines de fermer quelques lits faute de personnel adéquat, en nombre suffisant et que d’autres sont dans le même cas et encore une fois que les arrêts de travail du personnel soignant augmentent pour les mêmes raisons, en raison de surcharges.
Maintenez, je vous en conjure, ce qui va bien, au lieu d’essayer de réduire à ce qui est devenu le lot commun et beaucoup moins satisfaisant.

Le pavillon de soins palliatifs de Sainte-Perrine, ici, il s’appelle le pavillon Rossini, cela va en faire sourire certains, ils ne devraient pas : une jeune femme est venue jouer Schubert dans ma chambre, il y a quelques jours, elle est restée quelques minutes, c’était un émerveillement. Vous vous rendez compte, quelques minutes, un violoncelle, un patient, et la fin de la vie, le passage, passé, palier, est plus doux, c’est extraordinaire.

J’ai oublié l’essentiel, c’est l’amour, l’amour des proches, l’amour des autres, l’amour de ceux que l’on croyait beaucoup plus loin de vous, l’amour des soignants, l’amour des visiteurs et des sourires.
Faites que cette humanité persiste ! C’est notre humanité, la plus précieuse. Absolument.

La France et ses tumultes, nous en avons assez.
Nous savons tous parfaitement qu’il faut penser aux plus démunis. Les violences meurtrières de quelques excités contre les policiers ou sur les chantiers ou encore une façade de banque ne devront plus dénaturer l’essentiel du mouvement : l’amour.


Michèle Bernard-Requin est une des grandes figures du monde judiciaire. Elle fut tour à tour avocate puis procureure à Rouen, Nanterre et Paris. En 1999, elle est nommée vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris, elle présida la 10e chambre correctionnelle de Paris puis la cour d’assises, et enfin elle fut avocate générale à Fort-de-France de 2007 à 2009, date à laquelle elle prit sa retraite.

Don’t like trucks?

November 26th, 2019

Sudden violence of obviousness ;-)

Microsoft compatibility telemetry

November 17th, 2019

Windows 10 a probablement des qualités, mais il a surtout le chic pour vous rappeler régulièrement que vous n’êtes pas le patron. Ma machine était devenue presque inutilisable, avec un cycle de démarrage aléatoirement très (très) long, obligeant parfois (ce qui est particulièrement anxiogène) à interrompre le démarrage en éteignant le PC.

À l’analyse, le problème provenait du programme Microsoft compatibility telemetry, qui pouvait utiliser jusqu’à 80% du processeur. Le désactiver (ainsi que Asus Gift box, dont je n’ai jamais compris l’intérêt, hormis utiliser de la puissance machine au démarrage) m’a permis de régler le problème. La marche à suivre est la suivante :

  1. lancer taskschd.msc
  2. Ouvrir Bibliothèque / Microsoft / Windows / Expérience d’application (ou Application Experience)
  3. Faire un clic droit sur Microsoft Compatibility Appraiser et choisir Désactiver

20 cognitive biases that screw up your decisions

October 27th, 2019

From Samantha Lee and Shana Lebowitz in Business Insider

Non stuptituable… in case of cyberattack

October 26th, 2019

Non stuptituable

Encore une perle de tweet de Christophe Lamarre (@doclamarre).

Petit mot donné par ce patient addict (un vieux chronique) craignant que j’oublie son traitement.
Encore une perle extraordinaire, les policiers des stups seraient mdr autant que moi.

Ils veulent du non "stup" pour pouvoir le revendre, et cela depuis qu’il y a eu des connexions entre les addicts du maghreb et ceux d’ici, car là bas, surtout en Algérie, le mésusage du Lyrica fait des ravages, alors qu’ici c’est relativement récent.

Dans les réponses, un médecin ajoute « J’ai une patiente qui demande "non subtilisable" ». Peur d’être volée… ou de ne pas en avoir pour son argent ?

In case of cyberattack

No comment, just do it. By the way, where is the f… tool to break this f… glass?

De l’autre côté

October 24th, 2019

Texte de Sophie Fontanel (@SophieFontanel)

Prends soin d’être toujours, et je veux dire « aussi », de l’autre côté. N’écoute pas ceux qui t’exhorteront à choisir ton camp, lequel est toujours d’un côté, comme tu sais. Cultive en toi ce fottement qui est la liberté, et qui est la douceur, et bouche tes oreilles quand on insinue que la douceur est une faiblesse. Continue d’être un esprit bancal, c’est plus noble que « bancable ». Lis les livres de gens qui ne pensent pas comme toi, lis le Journal inutile de Paul Morand et vois ses limites, entre dans les raisonnements qui te dérangent, même si tu es si fier, et parfois si bien avisé d’être du bon côté.

Si mon exemple peut servir à quelque chose (faut voir !), sache que je vis des deux côtés. Dans mon cas, il s’agit de littérature. Je déconcerte, parce que j’écris des romans, tout en affichant un goût immodéré pour la futilité de la mode. J’ai fait mon métier des deux disciplines, mais sans prendre une seconde au sérieux les milieux qui leur correspondent. Romancière, je regarde la mode comme si elle était faite de mots. Critique de mode, je regarde l’univers littéraire à travers son style, et pas seulement (loin de là !), vestimentaire. Le chemin que j’ai pris rend tout plus difficile, je ne peux pas me réchauffer dans le giron d’un monde, et c’est la croix et la bannière pour être reconnue par des pairs. Mais, à la fin, à force d’être différent on finit par inventer quelque chose. Toute ma vie j’ai vécu de l’autre côté, et j’ai appris cette chose toute bête qui aurait dû me sauter aux yeux : de l’autre côté, on a la vue. Cela donne des artistes. Merci la vie.

The other side

October 24th, 2019

Text by Sophie Fontanel (@SophieFontanel)

Make sure you’re always on the other side—by which I mean also on the other side. Don’t listen to those who insist you should take sides; as you know, a side is only one side. Cultivate uncertainty, which is synonymous with freedom, and also gentleness—put your hands over your ears when people tell you that gentleness is a weakness. Carry on being unsure; it’s better than being a safe bet. Read books by people whose opinions you don’t share; read Paul Morand’s Journal inutile and recognize its limitations; try to understand arguments that antagonize you, even if you take pride in being on the right side, and are wise to be so.

Take me (you never know, the example might be instructive): I live my life on both sides. In my case, it revolves around literature. I’m puzzling to people, because I write novels while cultivating a passion for the trivial world of fashion. I have carved out my career in both worlds, without ever once taking either milieu seriously. As a novelist, I look at fashion as if it were made out of words. As a fashion critic, I look at the literary world through its style, and not just for the clothing (far from it!). This path that I have chosen to follow makes everything more difficult; I can’t seek refuge in the safety of a single world, and it is an uphill struggle for me to gain recognition from my peers. But in the end, by dint of being different, you manage to invent something new. All my life I have lived on the other side, and I have learned something very simple that should have been blindingly obvious: on the other side, you get a better view. That’s what being an artist is about. Life has opened my eyes to that.

Original text (in French) here

Convenor

September 20th, 2019

 

Change: When to Engage?

September 18th, 2019

 

Birmingham Life Expectancy

September 11th, 2019

Stunning picture that shows how life expectancy changes across Birmingham by train station stop.

So much to say (beyond "for God sake, go North"). Of course, the 10 years discrepancy coming from life style is already well known, but such a "train stations distribution" is quite brutal.

WHO will make the change happen?

September 10th, 2019

Helen Bevan (@helenbevan) excels at producing evidence on the best ways to "rock the boat" (and the boat she has to instill change into is a huge rusted vessel). Here are two recent illustrations, along with her comments.

Often in big change initiatives, we focus on the people with power in the formal system. Yet the people who can make or break the change are typically a completely different set of people. We need to work with both. Thanks @LeandroEHerrero for the inspiration.

I would like to shift the balance in leadership thinking from inward to outward mindset (& have a system that rewards an outward mindset).

Zombie factory

September 7th, 2019

Le pire est que les patients XY sont de notre côté, enfin je le crois dans leur grande majorité, car plus personne ne se sent protégé de la précarité. Récemment j'ai fait un truc nouveau, lors d'un moment de désespoir j'ai balancé sur Facebook l'histoire d'une famille composée d'un couple très âgé (H93 F84) très malade (cancer colon stade palliatif et diabète multicompliqué sous insulines) vivant avec 2 de leurs enfants, jumeaux de 43 ans schizophrènes et toxicomanes, reconnus handicapés >80% et percevant l'AAH. L'un des jumeaux a mis le feu au logement mi juin, lors d'un délire aggravé par je ne sais quel produit encore, sachant que son frère et lui ne sont pas suivis car les psychiatres abdiquent en raison de la toxicomanie et les addictologue à cause de la schizophrénie, cela depuis 25 ans que je les connaîs.

Du coup ils se sont retrouvés sans logement et sont partis à l'hôtel. Et là patatras! La collectivité découvre que personne ne veut reloger les fils. On veut bien des parents mais il faut qu'ils abandonnent leurs fils à la rue, y compris en signant un document officiel qui les engagera s'ils veulent rester dans le nouveau logement! On leur demande même d'interdire purement et simplement l'accès à leur domicile de leurs fils, qu'ils savent non autonomes et donc en danger de mort s'ils se retrouvent SDF (combien de ces patients avec cette comorbidité sont déjà morts ici sur secteur de Roubaix, le chiffre est énorme, en 25 ans d'activité j'ai des noms et noms sans arrêt qui me viennent à l'esprit, parfois dès 18 ans!).

Évidemment la maman s'y refuse immédiatement en protestant. Personne ne l'écoute et immédiatement, la collectivité locale arrête de payer les nuitées d'hôtel! Ce sont leurs 2 infirmières libérales, qui passent 3 fois/j pour l'insuline qui payent l'hôtel et qui apportent de la nourriture préparée. Incroyable! Finalement le papa indique qu'un neveu possède une maison qu'il veut bien leur prêter. Ils s'y rendent, mais il n'y a ni électricité ni eau dans cette bicoque inhabitée depuis des années et qui serait soit disant en vente. Le couple très âgé va y rester 15 jours et y passer les pires jours de canicule, sous 41 degrés, alors que dans le restant de la ville une grande opération anti canicule pour les personnes âgées bat son plein! Ubuesque.. Ce sont une fois de plus leurs 2 IDEL qui apporteront des pack d'eau fraîches et des jerricanes pour un semblant de toilettes. Ils font leurs besoins dans le jardin.. Finalement, leurs neveux les foutent dehors en apprenant que la collectivité ne fait rien et n'a rien prévu pour eux. Il faut dire que la famille était déjà un peu brouillée, et que de toute façon sans eau, comment survivre ? Il retournent dans un hôtel low-cost de la ville, louent une chambre pour 2 et y font dormir leurs enfants par terre la nuit pour ne pas éveiller les soupçons. Les IDEL continuent d'apporter de la nourriture et de mettre la main à la poche pour payer l'hôtel car comme ils n'ont plus aucun papier, tout est resté détérioré dans la maison incendiée, et comme plus aucune structure sociale ne veut s'occuper d'eux car « ils refusent obstinément d'abandonner officiellement leur enfants schizophrènes », ont les laisse tomber complètement !

Le gérant de l'hôtel finit pas s'apercevoir de la présence des jumeaux et vire tout le monde. La famille se réfugie donc dans un autre hôtel low coast de la commune voisine, Tourcoing, où une fois de plus il fait continuer à la nourrir et à l'aider à payer les nuitées. Entre temps j'ai réussi à m'intégrer aux équipes associatives et des services sociaux chargés du logement social et du suivi spécifique des personnes âgées. Il y a beaucoup de monde et beaucoup de structures différentes, ce qui complique la tâche, jusqu'à ce que l'une d'entre elle décide d'une réunion de concertation. C'est là que j'ai vu le nombre très impressionnant de travailleurs sociaux, puisqu'il a fallu au dernier moment trouver une salle suffisamment grande pour tous les accueillir. Mais après 2 heures de discussions, il n'est rien sorti de cette démonstration de forces sociales : « tant que le couple n'abandonnera ses enfants à la rue, il n'y aura aucun relogement possible ». Les bras m'en sont tombés, et dans un accès de colère j'ai mis l'affaire en ligne sur Facebook. Je n'en étais pas fier, car il s'agit d'une transgression du secret médical que j'ai dû faire peser dans la balance, mais compte tenu de la gravité extrême de la situation je ne suis pas revenu sur ma décision.

Et c'est là que j'ai vu que les gens du peuple suivraient l'affaire de prêt tout en exprimant leur dégoût quant à ce qu'est devenue la solidarité et la valeur humaine. Car à Roubaix, ces patients présentant une affection psychiatrique associée à une toxicomanie sont légions, ils emmerdent tout le monde un peu partout, dans les salles d'attente des médecins chez lesquels vous amenez vos enfants, dans les commerces et les structures à vocation sociale et surtout dans la rue. Il faut en avoir croisé un ou une pour savoir ce que c'est. C'est souvent très impressionnant. Ce qui s'en rapproche le plus dans les cas les plus extrêmes est le zombie de base dans les films qui leurs sont dédiés, mais là sans maquillage ni jeu de rôle, tout y est, la démarche et la voix aussi. Tout le monde s'en détourne mais sans peur panique car la ville de Roubaix s'est habituée à leur présence, enfin pas de trop prêt non plus.
Roubaix est aussi la ville où par nombre d'habitants les psychoses chroniques sont les plus nombreuses, ce qui est attesté par tous les psychiatres y travaillant, en CMP j'entends car ces patients sont peu compatibles avec les exigences de l'exercice libéral mélangé et sur rendez vous.

Le hic est que la ville est aussi gangrenée de longue date par la toxicomanie, et que ces patients psychotiques sont des proies extrêmement faciles pour les dealers, ainsi que solvables car le plus souvent bénéficiaires de l'AAH (allocation adulte handicapé de 870€/mois). J'ai vu et vois des dealers venir sonner chez ces patients le 6 du mois, jour de la « sainte touche » pour les accompagner à la poste, pour qu'ils payent leurs dettes du mois suivant et refassent le plein de « marchandises ». La consommation de stupéfiants aggrave la psychose et peut entraîner des épisodes de violences avec auto et hétéro agressivité, encore plus que l'alcool qui est très souvent de la partie et autant que certains médicaments psychotropes tels les benzodiazépines (famille du VALIUM). Tout mélanger ensemble est un cocktail explosif, surtout si on y ajoute la désocialisation sans aucune activité d'échanges et l'absence de soins et de traitement, pour les raisons déjà expliquées, ces malades ne rentrent ni dans les « cases » des psychiatres, ni celles des addictologue. On en retrouve parfois chez de très rares médecins généralistes qui tentent désespérément une prise en charge, en sachant qu'elle ne sera que palliative, mais il essaient au moins d'éviter les crises de manque en prescrivant des traitements substitutifs aux opiacés pour combattre les accès de violences que pourrait générer le manque, c'est très fréquent. Mais là aussi, la sécu veille, et comme ces malades ne sont fatalement jamais dans les clous quant à l'observance ou l'usage qu'ils font de la prescription, les médecins qui se lancent dans le suivi de tels patients, en 1er lieu car ils sont membres d'une famille déjà suivie par le médecin dit « de famille », sont très vite repérées par la CPAM qui les somme d'arrêter immédiatement, sinon les convoque et les menacent jusqu'à ce qu'ils obtempèrent. Cela a tendance à changer sur mon secteur mais reste extraordinairement tendu, au point qu'aucun médecin ne se risque plus dans l'aventure, car cela en est une croyez moi. Les jumeaux dont je parle dans cette affaire n'ont d'ailleurs pas de médecin traitant déclaré, même moi j'ai abdiqué dans certains cas extrêmes, croyant faire pression sur la CPAM en le faisant après ma suspension d'exercice de 2 mois fermes (exercice dangereux avec comme seul argument l'hyperactivité à 55 actes/jour en moyenne en désert médical urbain et quelques cas d'association de benzodiazépines aux TSO, subutex ou méthadone, c'est tout..), mais la CPAM s'en fout complètement qu'ils n'aient plus de médecin traitant déclaré, car elle pense comme beaucoup pensent : « vivement qu'ils meurent ». Je suis trash mais à la mort de nombre de ces patients c'est ce que j'ai pu entendre, des «oufs» de soulagement..

Voilà pourquoi j'ai balancé cette histoire au public, pas seulement pour dénoncer la cruauté du système vis à vis des parents très âgés et très malades des jumeaux de 43 ans, malades aussi mais justement pour mettre en lumière l'extrême difficulté des soins à leur apporter dans les conditions et les moyens actuels, carrément inexistants! Et maintenant, sachez qu'après avoir Facebooké l'histoire, la pression est montée d'un cran grâce au feu et à la fumée engendrés. La police et la préfecture, le cabinet du Maire et la direction de l'hôpital de Roubaix se sont joints activement aux débats. Mais… il n'y a rien eu à faire, il fallait encore et encore se débarrasser des jumeaux! Où? Personne ne l'a précisé, mais s'en débarrasser! Comment? Une éventualité a été citée, celle de leur hospitalisation sous la contrainte. C'est moi qui y avais pensé au départ, mais encore fallait-il trouver un tiers pour signer la demande et avoir l'assurance que les patients pourraient rester hospitalisés suffisamment longtemps pour recevoir des soins, ce qui jusqu'à maintenant en psychiatrie ne s'est JAMAIS produit, ces malades ressortent au bout de 48h en général. C'est alors qu'une HO (hospitalisation d'office) à été proposée, car elle n'engage aucun tiers mais s'organise autour du Maire et du préfet. Réservée au cas extrêmes, représentant un danger pour la population, cette mesure s'accompagnant d'une privation de liberté a été, et je les en félicite, rejetée par le commissaire de Police et le directeur de l'hôpital en concertation avec les psychiatres y exerçant. En effet, il ne faut jamais « jouer » avec cet outil, utilisé par la majorité des régimes totalitaires ou policiers pour se débarrasser des opposants, je suis fier d'être citoyen d'un pays qui s'en rend compte, et tout le monde devrait l'être avec moi. Devant ce refus il restait hospitalisation sous la contrainte aussi mais à la demande d'un1/3, moins contraignante pour le patient mais là encore hors des clous car abusive, d'ailleurs le psychiatre de la CMP du secteur des jumeaux s'y est opposé pour cette raison, donc fin du chapitre..
Je vais abréger la suite pour qu'on y passe pas la nuit rassurez vous, mais il faut que vous sachiez, pour vous ou vos enfants comment se gèrent ces situations qui peuvent concerner tout le monde, car la schizophrénie touche 1% de la population et la toxicomanie, qui l'aggrave et vice versa, je ne vous fait pas de dessin.

Je remercie le Maire de Roubaix @GDelbar qui a été extrêmement attentif à toutes les explications remontant du terrain que je lui ai présentées, par écrit et par de longues conversations téléphoniques, alors qu'il était en vacances de surcroît. Sans fayoter 😏 je peux vous dire qu'il a une grande capacité d'écoute, de compréhension et de synthèse, car je lui ai balancé des infos par palettes entières, en pleine poire car il s'agit de « sa » ville et que ce n'est jamais agréable d'entendre des choses qui vont très mal, sans se braquer, sans culpabiliser, ce que jusqu'à maintenant ont font beaucoup d'élus, c'est à dire mettre la poussière sous le tapis en espérant qu'elle ne ressortira pas de l'autre côté juste avant la prochaine élection..

À l'issu de nos échanges, Guillaume DELBAR a immédiatement conclu qu'il fallait créer la structure de soins dédiée à ces nombreux malades, pour eux, pour les familles et les citoyens qui vivent autour et aussi pour lutter contre la toxicomanie, car ces malades sont un des fond de caisse des dealers avec leur AAH et tout ce qu'ils peuvent commettent collés délits pour trouver de l'argent, sans limites car non traités et non suivis. Le Maire et son équipe, et notamment @jeanderoi le Maire des quartiers Nords, particulièrement touchés par la drogue et les pathologies psychiatriques graves, sont sur un projet d'échanges avec l'ARS et @agnesbuzyn, dans les semaines ou les mois qui viennent. Ici, tout le monde a compris. Ouf..

Du coup le couple très âgé s'est vu prendre en charge ses nuitées à l'hôtel par le CCAS de @roubaix, ce qui est la moindre des choses après un incendie et quelles que soient les conditions existantes, en les négociations ont repris avec les bailleurs sociaux. Un logement T3 a été réservé pour cette famille, avec 2 chambres, donc une pour les jumeaux, avec si un suivi rapproché se met en place en ambulatoire, c'est à dire en allant au devant d'eux plutôt que d'attendre qu'ils viennent à la consultation en CMP (ou qu'ils meurent..) minimisera au maximum les risques de complications liés à leurs pathologies, et les soignera surtout, enfin! C'est à cela que devrait s'engager la psychiatrie du secteur, que l'on sait débordée, à bout de force, mais peut être cela aidera à ses demandes incessantes de moyens supplémentaires.

Enfin je voudrais vraiment féliciter le bailleur qui s'engage ici et sauve la situation, car sans lui et si la Mairie avait décidé (mais je ne l'en croit pas capable) de suspendre la prise en charge des nuitées à l'hôtel « première classe » (ça ne s'invente pas 😏), le couple de 93 et 84 ans était à la rue dès aujourd'hui! J'ajoute que le Monsieur de 93 ans présente une pathologie qui sans suivi spécialisé, ce qui a été le cas depuis juin et jusqu'à maintenant, peut engendrer des complications gravissimes avec pronostic vital engagé. Il serait mort SDF, mais n'y pensons plus, cela ne s'est pas produit. Merci aux IDEL, toujours là et sans lesquelles une catastrophe serait survenue. Merci à Mme HADDADI de l'AGSS de l'UDAF, chargée par un juge de suivre le couple, hyper humaine. Merci à tous les services sociaux de la ville qui qui ont tout fait, mais à l'impossible nul n'est tenu. Merci au directeur de l'hôpital de Roubaix Et au commissaire de Police pour avoir été les garants de notre liberté d'aller et venir, quoi qu'il arrive, en rappelant la loi et les règles.

Et enfin bonne chance à la nouvelle structure de soins après présentation à @agnesbuzyn et à l'ARS d'une problématique qui tel un vide juridique est un vide en matière de soins conjuguant #psychiatrie et #addictologie, très loin de ne concerner que @roubaix mais tout notre territoire.

Evolution of the Alphabet

July 10th, 2019

Q & A

June 24th, 2019

I was just asked by a colleague how I facilitate Q & A sessions—I guess the word is out that I am very deliberate about how an academic Q & A should go after a talk or panel. I think of this as an Indigenous feminist approach to facilitating academic Q & A.

Ever since I was in graduate school, I thought I hated giving public talks. But I soon realized it’s not the presentation, but the Q & A that can feel so awful. Academic audiences can be arrogant, hostile, and self-absorbed.

People don’t always bring their best selves to the Q & A—people can act out their own discomfort about the approach or the topic of the talk. We need to do better. I believe in heavily mediated Q & A sessions.

Before I give a talk, I ask my host to please find someone to facilitate the Q & A. It is better for someone who knows the people in the audience to choose who gets to ask questions in public, because they know who is a bully, who to avoid, who will derail a conversation.

The tips in this thread are both what I do after my own talks, and what I do when I am chairing a session. I especially do this for graduate students and early career scholars.

I make it clear that it is the audience’s responsibility to help craft a positive public speaking experience for graduate students and early career scholars. I tell the audience to help keep the good experience going and tell them not to ask violent questions.

Right after I am finished talking or all the panelists have shared their papers, I invite the audience to take 5-10 minutes to talk to each other. After 45-70 minutes of listening, people are bursting to talk, and taking the time to turn to talk to a neighbor keeps the first question from being from a person who just felt the urgency to talk. Also, I often need a breather and a moment to drink water or even step out to use the washroom.

So, I give the audience 5-10 minutes to talk to a neighbor. I suggest that they use the time to peer review their questions.

I say that this is a time for them to share a question they are considering posing in the Q & A, and that they should
a) make sure it is really a question;
b) make sure they aren’t actually trying to say that THEY should have given the paper;
c) figure out if the question needs to be posed and answered in front of everyone;
d) I remind the audience that the speaker has just done a lot of work, so they should figure out if their question is asking the speaker to do work that really the question-asker should do.

Then, after 5-10 mins, I will sometimes ask for the first question to come from particular people in the room— Indigenous graduate students, etc.
Or, if opening it up for anyone to begin, I will ask, "did you peer review your question?" before the person takes the mic.

People kind of laugh it off, but once they realize that I am serious–that the expectation is that they are thoughtful about the quality of their question and whether it really needs to be asked–it often helps to make the conversation much more satisfying.

We often treat Q & A as something that is to be endured, and are willing to gamble on it not going well by having very passive facilitation. We can shift how we interact with one another and make it better. Thanks to Daniel Heath Justice @justicedanielh for asking about this!

Albatros

June 22nd, 2019

From @tassiedevil.

Wikipedia extends your mind

March 30th, 2019

Yet another great XKCD.

The sound of a vinyl record player amid rubble and dust in Aleppo

March 1st, 2019

The man who sits on the edge of his bed, amid the rubble and dust, pipe in hand and legs crossed, listening to a record player is Mohammed Mohiedin Anis also known as Abu Omar.

The AFP photographer who captured this moment in Aleppo is Joseph Eid.


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