Social media revolution 2012
May 11th, 2012The latest if not the last video from a compilation of data and facts to know about social media:
The latest if not the last video from a compilation of data and facts to know about social media:
Dans une de ses vieilles chansons, Felix-Hubert Thiéfaine décrivait une jeune femme qui “croisait les jambes si haut qu’un lui voyait le bout des seins”. Il semblerait, d’après le e-journal Gerontoprevention de Christophe Trivalle, que les étasuniens soient actuellement taraudés par les stars qui montrent le côté d’une poitrine qui défie crânement la gravité ambiante.
Nul doute, et il suffit de considérer ci-dessous la photo de Gwyneth Paltrow (en couverture de Harper’s Bazaar) qui illustre un article sur le sujet, que cette conduite érotico-chic est susceptible de raccourcir significativement la durée de vie de nos ainés et que c’est donc un sujet qui entre de plain pied dans la gérontoprévention.
Le DMP est une entreprise courageuse. Annoncé il y a 8 ans, lancé puis relancé, puis vraiment lancé début 2011 avec un objectif à un an de quelques millions de dossier ouverts, il n’en totalise actuellement que quelques dizaines de milliers.
Le désastre est désormais visible en ligne avec, aujourd’hui, une carte qui montre la situation fin février 2012 :
Vous y trouverez le nombre de DMP ouverts région par région. Le tableau ci-dessous montre la situation par ordre décroissant :
| Picardie | 19481 |
| Alsace | 18683 |
| Aquitaine | 15261 |
| Franche Comté | 8958 |
| Rhône Alpes | 5739 |
| Pays de Loire | 2374 |
| Bourgogne | 2346 |
| Centre | 2282 |
| Nord-Pas de Calais | 1895 |
| Champagne Ardenne | 1734 |
| Provence Alpes Côte d’Azur | 1701 |
| Midi Pyrénées | 1283 |
| Limousin | 1113 |
| Languedoc Rousillon | 950 |
| Ile de France | 772 |
| Poitou Charentes | 433 |
| Haute normandie | 370 |
| Bretagne | 362 |
| Lorraine | 268 |
| Basse Normandie | 86 |
| Auvergne | 84 |
| Corse | 1 |
Le plus pitoyable, c’est que ceux qui connaissent un peu ce dossier vous diront que les seules régions qui ont plus de 5000 DMP ouverts sont celles où existaient des expérimentations de longue date qui ont été “déversées” dans le DMP officiel… et encore, certaines régions, comme la Franche-Comté annonçaient depuis des années des dossiers locaux plus peuplées de plusieurs ordres de grandeur !
Il serait probablement cruel de rapprocher les 772 DMP ouverts en Ile de France des centaines de millions d’euros dépensés en huit ans. En réalité, en cette période électorale, il est temps de se demander quelle est l’utilité d’un tel projet.
Si vous allez sur le site de l’ASIP, vous serez probablement frappé par l’écart entre le discours d’auto-contentement de cette agence d’état et ses ridicules résultats. Au moment du bilan, il faudra se demander jusqu’à quel point cette véritable propagande n’avait pas pour rôle de bloquer toute innovation en santé.
Affirmer que “l’information de santé est une prérogative de l’état”, c’est explicitement empêcher toute initiative de ces startups qui relèveraient volontiers le défi de mettre réellement la personne au centre du système… voire de fédérer ainsi un réseau de personnes qui pourraient contester à l’Assurance Maladie et à la tutelle une gestion très sous-optimale, et totalement ancrée dans un paradigme obsolète, du système de santé.
Dans un domaine où tant est à changer, il faut exiger un bilan sans concession de l’échec sans limites du DMP et exiger une forme de Freedom to innovate.
Ajout 17/03/2012 : Le coût réel du DMP reste controversé.
Le député (socialiste) Gérard Bapt a écrit sur Mediapart que le DMP avait coûté 200 millions d’euros.
Sur Twitter, Marie-Françoise de Pange (@MFdePange) a écrit le 15 mars “JY Robin répond à Bapt coût du DMP : 94 m€ jusqu’en 2010 , 60 après”
Ce chiffre me paraissait étonnant car, dans une interview à Impact-Santé, Jean-Yves Robin annonçait “Quant au budget de l’ASIP publié dans le rapport annuel d’activité, il a été initialement de 80 millions d’euros pour 2011. Depuis le gel du FIQCS, il est tombé à 66 millions d’euros.”
Les chiffres annuels et les chiffres cumulés ne me paraissaient pas homogènes (budget cumulé de 94 M€ pour les 6 années 2005-2010, soit en gros 16 M€ de moyenne annuelle).
J’ai donc interpellé @MFdePange pour savoir si le budget antérieur était bien cumulé ou annuel. Ce à quoi @JYRobin a répondu plutôt laconiquement : “Cumulés évidemment. Il suffit de lire”
Je me suis permis d’insister car, si on simule une augmentation linéaire du budget, on parviendra à un cumul de 94 M€ si on suppose une augmentation de 4,5 M€ par an (4,5 M€ la première année, 9 M€ la deuxième, etc donnent une somme cumulée de 94,5 M€ sur 6 ans). Cette simulation donne 27 M€ pour 2010 et le décrochage de 2011 à 80 M€ est alors considérable.
Ce matin, @JYRobin a répondu “On parle du budget DMP pas du budget ASIP. 30me pour le DMP tout compris. Lire budget ASIP”
Si on en croit ce message, on arrive “assez harmonieusement” à une prolongation de la simulation linéaire (qui donnerait 31,5 M€ pour la 7ème année). Il faudra attendre l’audit de la cour des comptes pour le valider. Chacun sait que, dans l’établissement d’un budget, on possède une large liberté d’affectation des charges fixes à un poste ou à un autre en fonction de l’histoire qu’on souhaite raconter.
Au final, les sommes en jeu restent considérables pour un dossier qui n’est toujours pas capable de donner une réponse (qui ne soit pas purement politique) aux questions fondamentales :
Remember using a cristal pen to adjust tape rewind… some kind of “Madeleine de Proust”…
Outstanding artwork.
In Japan, [salt] is indispensable in the death culture… In the beginning, I was interested in the fact that salt is used in funerals or in its subtle transparency. But gradually, I came to a point where the salt in my work might have been a part of some creature and supported their lives. Now I believe that salt enfolds the memory of lives.
From trendland.net
Le monde appartient à ceux qui se lèvent de bonheur, dit le proverbe (à peine remanié)… grâce à la Beetlecam, les lions du Masai Mara vont contribuer au sourire du jour :
BRINGING HER DAUGHTER TO WORK: Licia Ronzulli, Italy’s member of the European Parliament, voted Wednesday during a session in Strasbourg, France, with her daughter in her lap.
From Wall Street Journal
Flavia Fontana-Giusti décrit avec humour sa pitoyable tentative d’explication de ce qu’est l’Open Data à son père et sa belle-mère… cette dernière s’exclamant in fine « Avec toutes les restrictions budgétaires en cours, ils dépensent de l’argent pour ça ? C’est incroyable ! ». Vulnerant omnes, ultima necat !
L’Open Data s’explique pourtant très simplement : il suffit de dire que la libre mise à disposition des silos de données publiques permet de faire naître de nouveaux services aux citoyens.
L’expérience de Flavia nous apprend que cette explication n’est probablement pas compréhensible pour la plupart des gens ou à tout le moins, qu’ils estiment futiles les éventuels services nés de ce processus.
Comment expliquer qu’un mouvement considéré comme crucial au sein du cercle averti des acteurs du web paraisse trivial au plus grand nombre ?
Je pense posséder, au moins en partie, la clé du paradoxe : dans un monde dont la complexité augmente sans cesse, et à vitesse croissante, les services permis par l’Open Data sont des « passeurs » : ils analysent un vaste ensemble de données pour éclairer la prise de décision. À la façon dont la publication des cartes marines a démocratisé les déplacements, ils ouvrent des « voies de navigation » dans un monde massivement interconnecté.
Pour comprendre l’intérèt de l’Open Data, comme pour comprendre, à une autre époque, le caractère stratégique des cartes de navigation, il faut avoir une intelligence du « monde qui arrive », du développement des moyens de communication et de l’augmentation de la complexité des échanges (et de l’optimisation des actes quotidiens) au sein du « village planétaire ». Le désintérêt pour l’Open Data vient du fait que, au sein du monde « classique » – que les anglo-saxon affublent du sobriquet de « brick and mortar », ces concepts ne sont pas encore apparents.
S’il est un domaine où ce paradoxe est criant, c’est bien celui de la santé.
Dans un univers dont les pratiques séculaires ont été façonnées par la prise en charge de problèmes aigus, la vision reste celle du beau diagnostic, du geste sûr, de l’humanisme paternel et protecteur. Pourtant, et même si ces valeurs ont encore leur place, la santé a déjà majoritairement basculé dans le domaine de la prévention et du suivi chronique, c’est-à-dire de la gestion du risque, c’est-à-dire de la gestion d’information en univers complexe.
Le paradoxe que j’ai décrit plus haut est parfaitement matérialisé en santé : on ne parle que de « médecine hautement personnalisée » tandis que l’application sur le terrain est toujours plus orienté vers les pratiques « de masse ». Il faudrait que toutes les femmes de plus de 50 ans fassent ceci, que tous les hommes de plus de 50 ans fassent cela, que tout médecin généraliste vaccine X % de sa patientèle contre la grippe, que la prévention individualisée se fasse toute petite devant la prévention dite « organisée » (terme marketing pour ne pas dire « de masse »).
La médecine ne progressera pas tant que les données d’une même personne ne seront pas intelligemment mises à disposition de son équipe de santé, et tant que les données publiques des citoyens ne seront pas ouvertes à ceux qui peuvent les mettre au service de chacun.
Ce qui est fondamental ici, ce n’est pas simplement de passer du fermé à l’ouvert, mais bien, ce faisant, d’évoluer d’une logique de gestion des données à une logique de services.
Certains vous parleront de secret nécessaire ou de données indirectement nominatives. Vous parviendrez souvent à les rassurer en leur expliquant que l’état de l’art est plus avancé qu’ils ne le pensent et que le rapport bénéfice risque (individuel ou collectif) est favorable au monde ouvert. Les autres sont soit trop ancrés dans le passé, soit trop conscients que leur importance provient essentiellement de l’asymétrie d’information qu’ils parviennent à conserver en leur faveur.
Bel article de Seth Godin, dont je me permets de proposer une traduction.
Vous êtes à la recherche d’un trapéziste timide… je vous souhaite bonne chance, car il n’y en a pas.
Si vous hésitez au moment de sauter d’une corde à l’autre, vous ne durerez pas bien longtemps.
C’est le cœur de ce qui fait que l’innovation fonctionne au sein de certaines organisations, que l’industrie meurt, qu’il est douloureux de tenter de maintenir un status quo tout en prenant part à une révolution.
Prenez autant de vitesse que vous le pouvez, trouvez un passage et lancez-vous. Vous n’atteindrez jamais la prochaine corde si vous restez agrippé à celle-ci.
There is definitely something wrong about intellectual property.
Wikipedia mentioned it quite dramatically with a blackout page protesting against SOPA.
Milos Paripovic used a humorous way to make fun of patents craze with his iPoo toilet

Via George Takai
Les chroniques les plus percutantes de Seth Godin sont souvent les plus courtes. Celle d'aujourd'hui est de cette verve. Je la reproduis ci-dessous, ainsi qu’une tentative de traduction.
Walking away from "real"
As in, "that’s not a real football team, they don’t play in Division 1" or "That stock isn’t traded on a real exchange" or "Your degree isn’t from a real school."
Real contains all sorts of normative assumptions and implicit criticisms for those that don’t qualify. Real is just one way to reject the weird.
My problem with the search for the badge of real is that it trades your goals and your happiness for someone else’s.
Véritable comme dans les expressions "ce n'est pas une véritable équipe de foot, ils ne jouent pas en première division", "cette action n’est pas négociable dans une véritable bourse" ou "votre diplôme n'a pas été délivré par une véritable école".
Véritable contient toutes sortes de suppositions normatives et de critiques implicites envers ceux qui sont supposés ne pas l’être. Véritable est tout bonnement une manière de rejeter l’étrange.
Mon problème dans la recherche du badge "Véritable" c’est qu’elle troque vos objectifs et votre bonheur contre ceux d’un autre.
L’étude Ecogen démarre Lundi. Ce sera sans aucun doute un évènement marquant pour ceux qui y auront participé. Par son ampleur, d’abord, on en attend plus de cinquante thèses de médecine générale ; par son ambition, ensuite, puisqu’il s’agit de décortiquer la dynamique de dizaines de milliers de consultations.
J’ai eu le bonheur d’assister la semaine dernière à une après-midi de formation autour du délicat problème de la séparation analytique des éléments d’une consultation de médecine générale.
Le matériel de formation était tout d’abord, très classiquement, constitué de cas cliniques imprimés sur lesquels les médecins – dûment dotés de stylos 4 couleurs – s’appliquaient à souligner les motifs, les résultats de consultation et les procédures réalisées ou prescrites. Et ce n’est pas si simple qu’il y paraît !
Vinrent ensuite des séquences vidéos de consultations fictives, l’exercice étant de retrouver les mêmes éléments au sein de cette « minuscule scène de théâtre » qu’est une consultation de médecine générale. Et je peux vous garantir qu’il peut se dire beaucoup de choses pendant ces quelques minutes et qu’il faut un véritable travail d’analyse et de synthèse pour démêler l’écheveau de l’échange et en extraire les axes de travail, la dynamique de la consultation, depuis le point d’entrée (les motifs) jusqu’aux actions (les procédures) en passant par les axes de travail (les résultats).
Est-ce utile ?
On pourrait en douter quand on voit les notes souvent désordonnées, parfois illisibles qui matérialisent bien souvent une consultation médicale, que ce soit sur un bristol ou dans un logiciel de gestion de cabinet. Cependant, distinguer clairement des résultats de consultation, c’est tout simplement se mettre en position de répondre à la question fondamentale « sur quoi va-t-on travailler ? ».
C’est un domaine que j’explore depuis plus de dix ans avec la Ligne de vie. La copie d’écran d’Episodus, ci-dessous, montre bien comment, de l’événement ponctuel de la consultation, naissent et/ou se transforment des lignes qu’on pourrait appeler « épisodes de soins » ou, dans le vocabulaire de la Ligne de vie, qui intègre la prévention, des « préoccupations de santé ».
A nouveau, est-ce utile ?
C’est utile, et même fondamental, si on comprend la santé d’une personne comme un projet au long cours dont le médecin généraliste est en charge. Parce qu’un projet, c’est une équipe réunie autour d’une vision commune des préoccupations prises en charge et des objectifs à atteindre.
Ce n’est pas un hasard si l’un des objectifs secondaires de l’étude Ecogen porte sur la « transférabilité » des tâches effectuées par le médecin généraliste. Les participants devront indiquer, pour toutes les procédures réalisées ou prescrites si, pour ce patient, à ce moment précis de son parcours de soins, cette procédure aurait pu être réalisée ou prescrite par un autre acteur et, si oui, par quel autre professionnel de santé et sous quelles conditions (dossier partagé, protocole prédéfini, supervision du généraliste…).
Ce point a beaucoup inquiété les futurs participants lors de la séance de formation à laquelle j’ai assisté. Comment eux, encore stagiaires, pouvaient-ils estimer quelque chose d’aussi délicat que d’attribuer à d’autres une partie du travail réalisé par leur maître de stage ?
Il y a deux façons d’envisager cette question. La première, à l’ancienne, est de comprendre le champ des prérogatives du médecin généraliste comme une forme d’acquis, de pré carré. La seconde, autrement plus moderne, est de comprendre la santé comme un travail d’équipe, de placer le médecin généraliste comme chef d’orchestre, et de décider crânement que c’est à lui de distribuer les rôles d’une façon hautement personnalisée. Il ne s’agit pas de dire « une infirmière peut suivre le diabète », mais, pour Mme Dupont, une infirmière à la formation adéquate peut se charger de telle et telle tâches.
En sensibilisant les stagiaires à la définition des résultats et procédures de consultation, Ecogen leur permet de définir les éléments du projet de santé des patients. En les faisant s’interroger sur la répartition des rôles au sein de ce projet, Ecogen les place en position d’encadrement des opérations.
C’est une vision résolument moderne de la médecine, et j’espère que la cinquantaine de stagiaires prendra du plaisir à ouvrir cette voie… et même que certains d’entre eux feront de cette nouvelle approche le sujet de leur thèse.
From KISSmetrics.
Yesterday night, Gilles Troussin, actually one of the very few with a genuine hindsight on this matter, made a great speech about “confidence in health”.
The audience discovered (or was remained) that French word Sécurité translates into two different concepts in English: Security and Safety.
Security can be described by the DICA model:
Safety covers the vast innocuity domain; making certain that a system is harmless.
Both Security and Safety, along with Fiability and Maintenability are part of Functionnal Safety.
In Hospital Information Systems, Trouessin explained that the true priority is still always about Availability; Security and Safety being at best considered as secondary (when not a nuisance).
As Dilbert demonstrates, it may sometimes become a real issue.
Humour photographique décalé et rafraichissant sur le site de Janol Apin.
Tiré de la série "Metropolisson" :
Le porteur du maillot à pois (du "Meilleur grimpeur" sur le Tour de France) dans la série "Marie-Claire" :
Here’s to the crazy ones.
The misfits. The rebels. The troublemakers.
The round pegs in the square holes.
The ones who see things differently.
They’re not fond of rules.
And they have no respect for the status quo.
You can praise them, disagree with them, quote them,
disbelieve them, glorify or vilify them.
About the only thing you can’t do is ignore them.
Because they change things.
They invent. They imagine.
They heal. They explore. They create. They inspire.
They push the human race forward.
Maybe they have to be crazy.
How else can you stare at an empty canvas and see a work of art?
Or sit in silence and hear a song that’s never been written?
Or gaze at a red planet and see a laboratory on wheels?
While some may see them as the crazy ones, we see genius.
Because the people who are crazy enough to think they can change the world,
are the ones who do.
(Adapted from the writings of Jack Kerouac)
Your time is limited, so don’t waste it living someone else’s life. Don’t be trapped by dogma — which is living with the results of other people’s thinking. Don’t let the noise of others’ opinions drown out your own inner voice. And most important, have the courage to follow your heart and intuition. They somehow already know what you truly want to become. Everything else is secondary.
Probably the most impressive vision comes from Corning, the famous glass manufacturer, with devices we could soon imagine in ordinary life.
Second is Microsoft, far more futuristic since material devices and smart objects tightly interfere.
The New York Times R&D Lab imagines the kitchen table of the future:
Original article here.