Troisième dose

August 26th, 2021

Un fil Twitter d’Antoine Flahault (@FLAHAULT)

La 3ème dose, parlons-en. Sans tabou, sans préjugés.
Il va s’accumuler avec le temps (et la baisse progressive de l’immunité) des preuves que la 3ème dose augmente significativement l’immunité. Les fabricants, des experts, et les politiques les utiliseront comme argument.

À terme, ils auront probablement raison, mais à quel terme ? Et faut-il sur ce genre de question avoir raison trop tôt, plus tôt que les autres ? Ce n’est pas sûr.
Voyons pourquoi.

Aujourd’hui, le taux d’anticorps baisse avec le temps, et semble-t-il le risque d’infection augmente plus ou moins proportionnellement, mais pas celui d’infections graves, du moins en population générale (ni même chez les personnes âgées).

Il n’y a donc pas encore de preuves scientifiques décisives pour recommander la 3ème dose en population générale. Cette 3ème dose est déjà plus acceptable chez les plus de 80 ans, et bien sûr nécessaire en cas d’immunodéficit prouvé.

En revanche si 1/3 de la planète a reçu au moins une dose (5 milliards de doses ont été délivrées en 9 mois), seuls 1,4% des populations des pays pauvres est vaccinée. Cette 3ème dose va anéantir toute chance de vacciner rapidement le reste de la planète, est-ce lucide ?

Les dirigeants politiques se débattent avec la pandémie, et dans les pays riches, ils auront l’impression de « faire quelque chose » pour leur peuple avec cette 3ème dose, et espéreront éviter de nouveaux confinements, mais sans, bien sûr, aucune preuve à ce sujet.

Les fabricants seront ravis de revendre une 3ème dose (puis une 4ème) à des pays solvables plutôt que d’avoir à les donner à prix coûtant au Burkina Faso, au Cambodge ou à la Bolivie.

Des experts, sachant qu’à terme l’avenir leur donnera raison, et voulant l’immunité la plus rutilante possible, chercheront à faire grimper les anticorps des cohortes dont ils ont la charge. Et cela fonctionnera.

Y aura-t-il des voix suffisamment fortes pour soutenir le moratoire de la 3ème dose ?
3ème dose sans fondement scientifique actuel solide, relevant d’une vision court-termiste sur le plan global, ne règlant pas les problèmes plus complexes que nous devons d’abord affronter ?

D’abord, vaccinons toute la population éligible partout dans le monde à commencer par chez soi.
D’abord, maintenons le niveau le plus bas de transmission communautaire.
D’abord, sécurisons les écoles, les transports, tous les lieux clos.
D’abord, contrôlons nos frontières.

14 juillet et théâtre de nuages

July 14th, 2021

Photographie de @thierryjadot de la patrouille de France au dessus des Tuileries.

Urban spatial order

June 5th, 2021

From paper Urban spatial order: street network orientation, configuration, and entropy (PDF here):


Street networks may be planned according to clear organizing principles or they may evolve organically through accretion, but their configurations and orientations help define a city’s spatial logic and order. Measures of entropy reveal a city’s streets’ order and disorder. Past studies have explored individual cases of orientation and entropy, but little is known about broader patterns and trends worldwide. This study examines street network orientation, configuration, and entropy in 100 cities around the world using OpenStreetMap data and OSMnx.

Attached to… Europe, the country or the region?

June 5th, 2021

Sur le front de la COVID

April 20th, 2021

Où on découvre que la France a manifestement fait semblant de développer des vaccins.

Et que les variants ont tous d’importantes mutations de la protéine Spike, son outil de pénétration dans la cellule hôte et la cible des vaccins à ARNm.

A World of Bees

March 24th, 2021

Amazing work on the natural history and phylogeny of bees by Silas Bossert (@thecriticalbee), available at his website thecriticalbee.com.

Research Proposal Flowchart

March 5th, 2021

De l’art comme rouage interne du capitalisme de surveillance

March 3rd, 2021

Podcast original sur le site de France culture.

Fred Turner (@fturner) est professeur de communication à l’Université de Stanford. La Silicon Valley est au cœur de son travail, et notamment les relations qu’y entretiennent l’art et la technologie. Il s’intéresse dans "L’usage de l’art" (éditions C&F) au recours à l’art dans les entreprises numériques. Il est interviewé par Zoé Sfez (@zoesfez).


ZS : Pourquoi l’art est-il un prisme pertinent pour comprendre les grandes entreprises du numérique et la manière dont elles façonnent notre monde ?

Je suis persuadé qu’il nous faut appréhender Google et Facebook différemment pour comprendre la culture que ces deux entreprises charrient : nous les voyons comme des entreprises de la tech, comme de simples interfaces. Mais nous avons du mal à comprendre ce qu’il s’y passe vraiment et à voir qu’elles portent une vision du monde. C’est cela que l’art vient éclairer. Pénétrer dans leurs bureaux, comprendre la place que l’art y joue nous donne des clés très précieuses pour comprendre leur système de croyance.
J’ai commencé à travailler sur cela quand j’ai fait une visite chez Google en 2006, qui m’a beaucoup surpris : je m’attendais à trouver une entreprise d’informatique avec des hommes en costume, mais le hall était couvert de photos du Burning man. C’est un festival qui a lieu tous les ans dans le désert californien, à plus de dix heures en voiture de la Silicon Valley. Vous achetez un billet qui coûte près de 400 dollars, et vous construisez en plein désert une cité éphémère, pendant une semaine. Vous vivez en groupe dans un camp en apportant votre nourriture, vous n’avez pas le droit d’échanger de l’argent, vous devez juste créer de l’art. Et à la fin de la semaine, il y a cette grande sculpture d’homme que l’on brûle symboliquement. À ses débuts, le festival ne réunissait qu’une centaine de personnes, aujourd’hui c’est plusieurs dizaines de milliers, quarante, cinquante mille. Et j’ai vite compris qu’il était central dans la culture de Google. En 99, la boite a fermé pour que les gens puissent y aller !

Le lien entre les deux est évident : en réalité, pour réussir à Burning Man, vous devez trouver un groupe de gens avec qui monter un projet artistique et le réaliser dans les conditions extrêmes. Il fait très chaud, il n’y a pas d’électricité… En un mot, c’est exactement comme travailler dans la Silicon Valley ! Quand vous êtes ingénieur chez Google, vous travaillez en équipe pour développer de nouveaux projets, vous collaborez dans des conditions difficiles et vous êtes fiers d’y être parvenus ! Au Burning Man, vous vivez selon les valeurs de Google, vous êtes chef de projet mais vous le ressentez comme une fête et non comme un travail. Par ailleurs, Burning Man est presque une expérience religieuse. On sait le rôle qu’a joué le protestantisme dans l’avènement du capitalisme industriel, ce festival joue le même rôle dans les nouvelles formes d’exploitation.


ZS : Vous avez beaucoup travaillé sur les liens entre Google et le festival Burning Man. Vous avez également enquêté chez Facebook où l’art joue un rôle déterminant dans le management ; l’entreprise investit en interne au sein de laboratoires avec des artistes qui travaillent pour le siège de Facebook. Quelle est la différence du rapport à l’art entre ces entreprises numériques et les entreprises capitalistes traditionnelles telles que la banques ou les groupes de luxe ?

J’ai découvert l’existence de ces programmes artistiques de la même manière, en visitant les locaux de Facebook. Le hall d’entrée est couvert de posters un peu hippies, avec des slogans comme « Sois ouvert », « Black Lives Matter » etc… Je me suis demandé ce que ces messages politiques faisaient là. Dans les bureaux du siège, j’ai aussi découvert de grandes fresques murales de très belle qualité, des chefs d’œuvre du street art. C’est là que l’usage de l’art a changé : chez Facebook, on investit dans un art qui est destiné non pas au grand public, mais aux salariés ! Ils ont la sensation grâce à cela de vivre dans une sorte de cité idéale.
C’est très différent de ce qui se passe ailleurs, dans d’autres industries, à New York ou à Paris. Au XIXe et XXe siècles, les entreprises achetaient de l’art pour assoir leur statut. Prenez par exemple la City Bank, qui a beaucoup investi dans des sculptures à Manhattan. Le but était à la fois de « rendre » au grand public, et de démontrer la puissance de l’entreprise. Facebook se voit comme une entreprise qui œuvre déjà pour le bien commun. L’art n’est pas là pour défendre une image en externe, mais pour nourrir un fantasme chez les salariés : celui qu’ils créent quelque chose de beau. Pour mieux comprendre à quel point cela est étrange, prenons par exemple ce poster, créé par l’Analog Research Laboratory, un département interne chez Facebook dédié à l’art, presque à la propagande. Ils ont créé un poster qui représente Dolores Huerta, une syndicaliste célèbre. La dernière chose que Facebook veut pourtant, c’est bien un syndicat ! Mais Dolores Huerta est un bon symbole de la culture latino, et en la transformant en dessin, on en oublie son action politique : elle devient inspirante. C’est ce que fait Facebook : prendre notre expérience de vie, en faire des « stories », des images et des contenus qui circulent. À l’intérieur de l’entreprise, l’art est là pour dire aux codeurs que ce travail est non seulement valide mais utile.


ZS : Selon vous Fred Turner, l’usage de l’art qui est fait par ces entreprises, vise à brouiller la frontière entre vie privée et accomplissement au sein de l’entreprise ; c’est ce qu’on a appelé le management libéré. Mais vous allez encore plus loin car cet usage de l’art serait intimement lié au capitalisme de surveillance qui a été développé par la chercheuse Shoshana Zuboff.

Vous savez, lorsque nous fournissons des informations sur nous, qui alimentent ce capitalisme de surveillance au profit d’entreprises telles que Facebook, c’est parce qu’elles nous font une promesse : celle de nous donner du pouvoir, ce qui nous convient, ce que nous voulons. Et évidemment, cette promesse cache ce qui est en train de se passer réellement : un échange de données qui profite beaucoup plus à l’entreprise qu’aux utilisateurs. En réalité, c’est un acte d’exploitation de nos données, présenté comme un moment d’interaction collaborative.
Ce qui est intéressant, c’est que cet idéal d’un monde plus collaboratif, plus engagé a animé toute la contre-culture californienne. Ce que des entreprises telles que Facebook font, c’est de transformer ce désir très raisonnable en processus de surveillance, profitable pour eux. Et dans le même temps, nous empêcher de travailler réellement à construire le monde que nous souhaitons.
Mais qu’est-ce que l’art a à voir là-dedans ? À l’intérieur de Google, du Burning Man, de Facebook, l’art est une technologie qui permet aux ingénieurs de se tromper eux-mêmes sur la nature de ce qu’ils font vraiment. L’art les aide à imaginer que le monde du capitalisme de surveillance qu’ils sont en train de faire advenir est en fait voué à améliorer leur propre vie, en construisant les réseaux auxquels ils aspirent. C’est une sorte de processus masqué au sein des entreprises. En réalité, l’art a toujours joué ce rôle. Quand on pense aux peintures du 18e siècle, ces paysages bucoliques, avec des arbres, des poissons, des fleurs, ce sont de très belles œuvres mais elles masquaient la violence avec laquelle le pouvoir prenait la terre aux gens ordinaires. De ce point de vue, l’usage de l’art que je décris ici n’est pas très éloigné de sa fonction traditionnelle.
En revanche, il faut noter est que le monde de l’art en Californie et le monde de l’art à New York sont très distincts. Les galeries new-yorkaises veulent toutes venir en Californie, car c’est là bas que l’argent se trouve. Elles pensent qu’elles peuvent vendre de l’art comme à New York. Mais ça ne marche jamais, et elles finissent systématiquement par repartir. À côté de ça, le Burning Man devient chaque année plus important et la collection d’art de Facebook ne cesse de s’agrandir. Ce qu’il se passe dans ces grandes entreprises, c’est qu’il y a en fait une culture différente de l’art, complètement connectée au capitalisme de surveillance en ce qu’elle le rend possible et acceptable.


ZS : Nous sortons d’une année assez difficile avec une pandémie mondiale où nous sommes devenus davantage dépendants aux outils numériques et aux plateformes. Notre rapport à l’art et à la culture est beaucoup passé par le biais du numérique. Nous avons l’impression que cet art qui est typiquement calibré pour une culture californienne et virtuelle est en passe de l’importer. Pensez-vous qu’il est possible aujourd’hui que cette culture de l’art, cet usage californien, puisse l’emporter sur des acteurs et une vision de la culture plus traditionnelle ?

C’est une bonne question. Je pense que l’appétit pour les rencontres physiques avec des objets, de la beauté et des performances n’est pas prêt de disparaître. Je pense que tout cela reviendra lorsque la pandémie sera finie, ou du moins je l’espère fortement. Une des choses que j’ai remarqué, c’est que la plupart de ce qui est produit en ligne en ce moment ne sont pas des œuvres d’art auxquelles je m’intéresserais s’il n’y avait pas cette pandémie. Je ne passerais pas des heures sur Zoom pour regarder des performances si je pouvais aller au théâtre pour voir des gens en vrai. Et je ne suis pas le seul dans ce cas.
Ce qui me fait vraiment peur, c’est que cette culture du Burning Man, de Google, Facebook, cet art managérial, est voué à se développer. Je pense que nous sommes en train de nous rendre compte du pouvoir de ces entreprises et du piège que représente le capitalisme de surveillance, qui aspire votre vie intime pour la vendre. C’est un piège qui a des conséquences politiques aux États-Unis comme en Europe et je pense qu’il est temps pour les états d’agir. Il faut réguler ces entreprises, et il faut reconnaître qu’il y a en ce sens un mouvement déjà engagé. La vraie question, c’est de savoir si ces efforts finiront par payer. C’est ce qui me parait le plus important.

Nobody Cares About You

February 6th, 2021

A post by Hugh MacLeod (@hughcards)

The great marketing blogger (and College Professor) Mark Ritson (@markritson) had a superb piece in Marketing Week about how, contrary to all the hotshots that give keynotes at marketing conferences, people hate advertising. All of it.

And yes, the fact that there’s this one ad that you remember fondly from 20 years ago doesn’t prove the opposite, it’s an (extremely rare) exception that proves the rule. Outliers are not reality.

What does this tell us non-advertising, non-marketing types?

It tells us (yet again) the First Law of Business: “NOBODY CARES ABOUT YOU.”

They don’t care about your widget. They don’t care about your passion. Or your family. Or your take on social justice.

What they care about, of course, is themselves, and maybe, just maybe what you can do for them.

This is why the First Law of Business is so useful. Because instead of standing there, preening yourself as you wax poetic, this forces you to think about them instead. Their needs. Their desires. Their hopes and dreams.

Which is a much more useful and productive conversation to have.

Circles, networks and the trust layer

February 6th, 2021


A post by Seth Godin (@ThisIsSethsBlog)

The internet clearly has a trust problem. As with most things, it helps to start with the Grateful Dead.

After their incarnation as the Warlocks, they became more than a band. It was a family on the road. There were people who gave up their careers to follow them around, living on buses… they were seeing thirty or forty shows a year. You traded tickets, did favors, built relationships. People in the family knew that they’d be seeing each other again soon.

And then, in 1987, Touch of Grey went to #1 (their only top 40 hit) and it attracted a huge (and different) crowd to the shows. Reports were that the intimacy and trust disappeared.

Glen Weyl points out that the internet was started by three tribes, as different from each other as could be. The military was behind the original ARPA (and then DARPA) that built and funded it. Professors at universities around the world were among the early users. And in San Francisco, a group of ‘hippies’ were the builders of some of the first culture online.

Because each of these groups were high-trust communities, it was easy to conclude that the people they’d be engaging online would be too. And so, as the tools of the internet and then the web were built out, they forgot to build a trust layer. Plenty of ways to share files, search, browse, chat and talk, but no way to engage in the very complicated things that humans do around identity and trust.

Humans have been in tribal relationships since before recorded history began. The word “tribe” appears in the Bible more than 300 times. But the internet isn’t a community or a tribe. It’s simply a technology that amplifies some voices and some ideas. When we don’t know who these people are, or if they’re even people, trust erodes.

When a site decides to get big fast, they usually do it by creating a very easy way to join, and they create few barriers to a drive-by anonymous experience. And when they make a profit from this behavior, they do it more. In fact, they amplify it.

Which makes good business in the short run, but lousy public policy.

Twenty years ago, I wrote that if someone goes into a bank wearing a mask (current pandemic aside) we can assume that they’re not there to make a deposit.

And now we’re suffering from the very openness and ease of connection that the internet was built on. Because a collection of angry people talking past each other isn’t a community. Without persistence of presence, some sort of identity and a shared set of ideals, goals and consequences, humans aren’t particularly tempted to bring their best selves to the table.

The system is being architected against our best impulses. Humans understand that local leadership, sacrifice and generosity build community, and that fights and scandals simply create crowds. Countless people are showing up, leading and pushing back, but algorithms are powerful and resilient, and we need some of them to be rebuilt.

Until there’s a correlation between what’s popular or profitable and what’s useful, we’re all going to be paying the price.

Get Rid Of The Red Buttons

January 23rd, 2021

Cartoon by Adam Zyglis (@adamzyglis).

According to Wikipedia, the Diet Coke button was a red call button that Donald Trump had placed on the Resolute desk in the Oval Office of the White House during his administration. When pressed, a signal would summon a butler who would bring a Diet Coke on a silver platter. Donald Trump stated to one reporter that “everyone thinks it is [the nuclear button]“. Trump reportedly drank 12 Diet Cokes per day.

In the first few days of Joe Biden’s presidency, he had the button removed.

The red button in a wooden box next to the telephone on the Resolute desk in March 2017.

Cerebral Hemispheres

January 20th, 2021

Drawing the two cerebral hemispheres as a creative one and an analytic one looks like a trend. At least it gives birth to inspiring images!

Experts

January 16th, 2021

Wild Again

January 12th, 2021

Great Again

January 6th, 2021

10 Points Strategy when Facing a Pandemic Outbreak

December 13th, 2020

A tweet thread by @yaneerbaryam

I have been working on pandemic outbreaks for 15 years.

There is a misunderstanding of the difference between the response in much of the West, versus successful countries (including New Zealand and Australia).

Summarizing:

  1. Reactive versus proactive and goal oriented.
  2. Mitigation (slowing transmission) versus elimination (stopping transmission).
  3. Gradually responding to increasing levels of infection by imposing greater restrictions which enables the infection rate to grow (red zone strategy), versus starting with high restrictions to arrest transmission and relaxing restrictions only when the number of new cases is so low that contact tracing or localized short term action can stop community transmission (green zone strategy, including localized “fire fighting”).
  4. Trying to keep economic activity and travel as open as possible but perpetuating the economic harm and imposing yoyo restrictions, versus making an initial sacrifice of economic activity and travel in order to benefit from the rapid restoration of normal economic activity.
  5. Focusing attention on few individuals resistant to social action because of shortsightedness or selfishness, versus recognizing the vast majority do the right thing if given clear guidance and support, which is what matters for success, as elimination is a robust strategy.
  6. Incorrectly thinking that this is a steady state situation where balance between counter forces must be maintained versus a dynamic situation in which rapid action can shift conditions from a bad losing regime to a good winning one.
  7. Naive economic thinking of a tradeoff between economics and fighting the virus, versus realizing a short time economic hit will enable opening normally and restoring the economy (as recognized by McKinsey, BCG, IMF and other correct economic analyses).
  8. We have to “live with the virus” versus we can eliminate the virus and return to normal social and economic conditions.
  9. Waiting for high-tech vaccination to be a cure all, versus using right-tech classic pandemic isolation/quarantine of individuals and communities to completely stop transmission.
  10. Considering the virus as primarily a medical problem of treating individuals and individual responsibility for prevention of their own infection, versus defeating the virus as a collective effort based in community action, galvanized by leaders providing clear information, a public health system engaging in community-based prevention of transmission, and the treatment of patients is, by design, as limited as possible.

Creativity is as important as literacy

December 8th, 2020

"Creativity is as important as literacy" – Sir Ken Robinson

From a tweet by @briansolis

2020: A Slapstick Odyssey

December 7th, 2020

Flooded

November 22nd, 2020

Powerful picture by Bozorgmehr Hoseinpour (@Bozorgmehr_h).

VUCA

November 2nd, 2020

Yet another acronym… VUCA nails our times as Volatile, Uncertain, Complex, Ambiguous and the VUCA-adapted behavior as Vision, Understanding, Clarity, Agility.

Let’s embrace it!


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