Archive for the ‘Change’ Category

20 cognitive biases that screw up your decisions

Sunday, October 27th, 2019

From Samantha Lee and Shana Lebowitz in Business Insider

De l’autre côté

Thursday, October 24th, 2019

Texte de Sophie Fontanel (@SophieFontanel)

Prends soin d’être toujours, et je veux dire « aussi », de l’autre côté. N’écoute pas ceux qui t’exhorteront à choisir ton camp, lequel est toujours d’un côté, comme tu sais. Cultive en toi ce fottement qui est la liberté, et qui est la douceur, et bouche tes oreilles quand on insinue que la douceur est une faiblesse. Continue d’être un esprit bancal, c’est plus noble que « bancable ». Lis les livres de gens qui ne pensent pas comme toi, lis le Journal inutile de Paul Morand et vois ses limites, entre dans les raisonnements qui te dérangent, même si tu es si fier, et parfois si bien avisé d’être du bon côté.

Si mon exemple peut servir à quelque chose (faut voir !), sache que je vis des deux côtés. Dans mon cas, il s’agit de littérature. Je déconcerte, parce que j’écris des romans, tout en affichant un goût immodéré pour la futilité de la mode. J’ai fait mon métier des deux disciplines, mais sans prendre une seconde au sérieux les milieux qui leur correspondent. Romancière, je regarde la mode comme si elle était faite de mots. Critique de mode, je regarde l’univers littéraire à travers son style, et pas seulement (loin de là !), vestimentaire. Le chemin que j’ai pris rend tout plus difficile, je ne peux pas me réchauffer dans le giron d’un monde, et c’est la croix et la bannière pour être reconnue par des pairs. Mais, à la fin, à force d’être différent on finit par inventer quelque chose. Toute ma vie j’ai vécu de l’autre côté, et j’ai appris cette chose toute bête qui aurait dû me sauter aux yeux : de l’autre côté, on a la vue. Cela donne des artistes. Merci la vie.

The other side

Thursday, October 24th, 2019

Text by Sophie Fontanel (@SophieFontanel)

Make sure you’re always on the other side—by which I mean also on the other side. Don’t listen to those who insist you should take sides; as you know, a side is only one side. Cultivate uncertainty, which is synonymous with freedom, and also gentleness—put your hands over your ears when people tell you that gentleness is a weakness. Carry on being unsure; it’s better than being a safe bet. Read books by people whose opinions you don’t share; read Paul Morand’s Journal inutile and recognize its limitations; try to understand arguments that antagonize you, even if you take pride in being on the right side, and are wise to be so.

Take me (you never know, the example might be instructive): I live my life on both sides. In my case, it revolves around literature. I’m puzzling to people, because I write novels while cultivating a passion for the trivial world of fashion. I have carved out my career in both worlds, without ever once taking either milieu seriously. As a novelist, I look at fashion as if it were made out of words. As a fashion critic, I look at the literary world through its style, and not just for the clothing (far from it!). This path that I have chosen to follow makes everything more difficult; I can’t seek refuge in the safety of a single world, and it is an uphill struggle for me to gain recognition from my peers. But in the end, by dint of being different, you manage to invent something new. All my life I have lived on the other side, and I have learned something very simple that should have been blindingly obvious: on the other side, you get a better view. That’s what being an artist is about. Life has opened my eyes to that.

Original text (in French) here

Convenor

Friday, September 20th, 2019

 

Change: When to Engage?

Wednesday, September 18th, 2019

 

WHO will make the change happen?

Tuesday, September 10th, 2019

Helen Bevan (@helenbevan) excels at producing evidence on the best ways to "rock the boat" (and the boat she has to instill change into is a huge rusted vessel). Here are two recent illustrations, along with her comments.

Often in big change initiatives, we focus on the people with power in the formal system. Yet the people who can make or break the change are typically a completely different set of people. We need to work with both. Thanks @LeandroEHerrero for the inspiration.

I would like to shift the balance in leadership thinking from inward to outward mindset (& have a system that rewards an outward mindset).

Wikipedia extends your mind

Saturday, March 30th, 2019

Yet another great XKCD.

Personal Knowledge Mastery

Tuesday, February 19th, 2019

PKM by Harold Jarche (@hjarche). More at https://jarche.com/.

Réinventons la ville connectée

Sunday, October 28th, 2018

Belle chronique de Serge Abiteboul dans le numéro d’Octobre 2018 de La Recherche. Je vous livre ici le chapitre de conclusion :


La ville utilise trop peu les possibilités qui, au temps des algorithmes, lui sont offertes. Cette inadaptation des institutions à l’avancée des techniques participe à leur obsolescence et, au-delà, à la défiance grandissante des citoyens à leur égard. La cité doit mieux informer ses citoyens, notamment par l’ouverture de ses données. Ces derniers doivent également mieux participer à la conception de la ville, aux prises de décision. À nous de réinventer la ville agile et connectée de demain pour en faire un lieu plus humain, plus inclusif : une véritable cité.

The Creative Process Crossroads

Friday, October 26th, 2018

Comic by Wiley Miller (@TheWileyMiller).

Albert Jacquard, « tu vas te construire grâce aux autres »

Thursday, October 18th, 2018

Albert Jacquard dans l’émission « Noms de dieux », 1994

C’est une évidence, demain dépend de nous et nous le savons, par conséquent nous n’avons pas le droit de laisser tomber. Il nous faut faire un projet pour demain. Il ne s’agit pas de prévoir ce qu’il sera, mais il s’agit de faire, en fait, le prophète.

Le prophète ne disait pas « voilà ce qui va arriver », il disait « faites attention, si vous continuez dans telle direction, ça va mal tourner ». Or, actuellement, on a besoin d’un prophète, ou de plusieurs prophètes, qui nous disent ça.

On est en train de courir le plus vite possible dans la pire des directions. La direction de la compétition, la direction de la destruction des uns par les autres. C’est une folie totale ! Pourquoi est-ce que personne ne nous le dit ?

Moi, ce qui me semble, par exemple, monstrueux, c’est de penser que l’on a pris, comme moteur de notre société occidentale, la compétition. Faut être meilleur que l’autre, faut passer devant l’autre. Mais, songeons à ce qu’on évoquait tout à l’heure : pour devenir moi, j’ai besoin du regard de l’autre, j’ai besoin de tisser des liens avec lui. Dès que je suis en compétition avec lui, je ne tisse plus de lien et, par conséquent, je suis en train de me suicider. C’est ça qu’on devrait nous dire : toute compétition est un suicide.

C’est vrai, mais est-ce qu’il y aurait eu un Albert Jacquard sans compétition ?

Oh oui. Il n’y aurait pas eu de polytechnicien, mais je n’y perdrais pas grand chose. Bien sûr, pour entrer à Polytechnique, vous savez, on est 1500 candidats, il y a 300 places. Il faut donc « être dans les meilleurs », comme on dit. Mais qu’est-ce que ça signifie « meilleur » ? Ça signifie être capable de consacrer toute son intelligence à étudier des choses qui ne vous intéressent pas, mais qui sont au programme. Et, par conséquent, c’est faire vraiment acte de soumission. C’est faire preuve de conformisme.

Et, actuellement, le système des grandes écoles, le système de la compétition, ne fait que sélectionner les plus conformes. Or on a besoin d’un monde… on entre dans un monde qui va se renouveler, et plus on est conformiste, plus on est dangereux. Par conséquent, on est en train de sélectionner les gens les plus dangereux. Ceux qui ne seront pas capable d’imagination.

Non, ce qu’il y a de meilleur en Albert Jaquard, s’il y a quelque chose de bon, ce n’est pas venu de là, c’est venu des regards que j’ai acceptés, et non pas des compétitions que j’aurais gagnées, sûrement pas. Or, là on est en train de se fourvoyer complètement.

Je voyais ça quand j’étais prof en première années de médecine. Vous savez, en première année de médecine, j’avais devant moi 400 élèves, et on savait qu’il n’y en aurait que 100 ou 120 qui auraient le droit de passer en deuxième année. Alors c’était la lutte à couteau tiré, ils se donnaient des faux renseignements, c’était abominable entre eux, on était en train d’en faire des tueurs. Et bien, préparer des futurs médecins en leur donnant une mentalité de tueurs, il y a quelque chose de pourri là dedans.

Non, c’est pas sérieux. Je crois qu’il nous faut extirper la notion de compétition de toute la société et, en particulier, du système éducatif. Le pire de tout, c’est d’avoir fait des écoles des lieux où on est en compétition les uns contre les autres.

C’est la fameuse phrase de Bachelard, en fait…

La fameuse phrase de Bachelard que j’ai répétée à plusieurs reprises : il faut mettre la société au service de l’école et pas l’école au service de la société. Et, justement, c’est en mettant l’école au service de la société qu’on organise la sélection entre les enfants et donc la compétition.

C’est pas sérieux ! Il nous faut dire « nous sommes au service d’intelligences qui sont en train de se construire, et, par conséquent, il faut les aider autant qu’on peut. » Mais surtout pas en leur disant « tu vas être plus intelligent qu’un autre ». C’est complètement absurde ! Non, « tu vas te construire grâce aux autres ».

Petit séjour chez les hommes

Thursday, August 30th, 2018


Je ne comprends pas que nous assistions à la gestation d’une tragédie bien annoncée dans une forme d’indifférence. La planète est en train de devenir une étuve, nos ressources naturelles s’épuisent, la biodiversité fond comme neige au soleil. Et on s’évertue à réanimer un modèle économique qui est la cause de tous ces désordres. Je ne comprends pas, comment, après la conférence de Paris, après un diagnostic imparable, ce sujet est toujours relégué dans les dernières priorités. Contrairement à ce que l’on dit, la France fait beaucoup plus que beaucoup de pays. Mais, la pression du court terme sur le premier ministre est si forte qu’elle préempte les enjeux de moyen et long termes. Je demeure dans ce gouvernement tout seul à la manœuvre.


Le premier ministre, le président, ont été pendant ces quatorze mois à mon égard d’une affection, d’une loyauté et d’une fidélité absolues. Mais au quotidien, qui ai-je pour me défendre ? Ai-je une société structurée qui descend dans la rue pour défendre la biodiversité ? Ai-je une formation politique ? Est-ce que les grandes formations politiques et l’opposition sont capables de se hisser au-dessus de la mêlée pour s’entendre sur l’essentiel ? Alors nous faisons des petits pas.


Avons-nous commencé à réduire nos émissions de gaz à effet de serre ? Non. Avons-nous commencé à réduire l’utilisation des pesticides ? Non. Ou à enrayer l’érosion de la biodiversité ? Non.


Je vais prendre la décision la plus difficile de ma vie. Je ne veux plus me mentir. Je ne veux pas donner l’illusion que ma présence au gouvernement signifie qu’on est à la hauteur sur ces enjeux. Et donc, je prends la décision de quitter le gouvernement. Aujourd’hui.


C’est la décision la plus douloureuse. Que personne n’en tire profit ! Car la responsabilité est collégiale, collective, sociétale. J’espère que cette décision qui me bouleverse, qui est mûrie depuis de longs mois, ne profitera pas à des joutes ou à des récupérations politiciennes. J’ai une immense amitié pour ce gouvernement auquel je m’excuse de faire une mauvaise manière, mais sur un enjeu aussi important, je me surprends tous les jours à me résigner, à m’accommoder des petits pas alors que la situation mérite qu’on change d’échelle.


C’était un véritable dilemme en sachant que si je m’en vais, je crains que ce soit pire, soit je reste, mais en donnant le sentiment par ma seule présence que nous sommes en situation d’être à la hauteur de l’enjeu. C’est une décision d’honnêteté et de responsabilité. Je souhaite que personne ne fustige ce gouvernement, car c’est l’ensemble de la société et moi qui portons nos contradictions.


Peut-être n’ai-je pas su convaincre. Peut-être n’ai-je pas les codes. Mais, si je repars pour un an, cela ne changera pas l’issue. J’ai pris cette décision hier soir. Elle a mûri cet été. J’espérais qu’à la rentrée, fort des discussions que j’ai eues avec le premier ministre, avec le président, il y aurait un affichage clair.


Cela va paraître anecdotique, mais c’est un élément qui a achevé de me convaincre que cela ne fonctionne pas comme ça devrait. On avait une réunion hier à l’Elysée sur la chasse, et j’ai découvert la présence d’un lobbyiste qui n’était pas invité. C’est symptomatique de la présence des lobbyistes dans les cercles du pouvoir. C’est un problème de démocratie. Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ? J’ai dit à Thierry Coste qu’il n’avait rien à faire là. Mais ma décision ne vient pas simplement d’une divergence sur la réforme de la chasse. C’est une accumulation de déceptions. C’est surtout que je n’y crois plus.


Je n’ai pas forcément de solution. Je n’y suis pas parvenu. J’ai obtenu certaines avancées. Mais je n’ai pas réussi, par exemple, à créer une complicité de vision avec le ministre de l’agriculture alors que nous avons une opportunité exceptionnelle de transformer le modèle agricole. Je n’ai pas prévenu Emmanuel Macron et Edouard Philippe de ma décision. Je sais que ce n’est pas forcément très protocolaire. Je sais que si je les avais prévenus avant, peut-être ils m’en auraient, une fois encore, dissuadé. J’ai une profonde admiration pour eux, mais sur les sujets que je porte, on n’a pas la même grille de lecture.


J’espère que mon départ provoquera une profonde introspection de notre société sur la réalité du monde. Sur le fait que l’Europe ne gagnera que si l’Afrique gagne. Où est passée la taxe sur les transactions financières, qui était le minimum pour tenter d’aider l’Afrique ? Le nucléaire, cette folie inutile économiquement et techniquement, dans lequel on s’entête… C’est autant de sujets sur lesquels je n’ai pas réussi à convaincre. J’en prends ma part de responsabilité.

To Try List

Monday, May 21st, 2018

Two sketchnotes by Dani DiPirro (@positivepresent).

Nième plan banlieues

Friday, April 27th, 2018

Plus le monde devient complexe et moins il est aisé de déterminer si les politiques sont conscients du fait qu’ils font semblant.

Entrepreneurship is not a job

Tuesday, April 24th, 2018

A true must read by Seth Godin @ThisIsSethsBlog


Entrepreneurship is not a job


You don’t apply. You don’t get a salary. No one picks you.


Bragging about how much money you’ve raised or what your valuation is a form of job thinking.


Entrepreneurship is a chance to trade a solution to someone who has a problem that needs solving.


Solve more problems, solve bigger problems, solve problems more widely and you’re an entrepreneur.


It’s tempting to industrialize this work, to make it something with rules and bosses and processes. But that’s not the heart of it.


The work is to solve problems in a way that you’re proud of.

Where People Go To Get Better

Monday, January 22nd, 2018

"Where people go to get better" could be the best definition ever for the Ligne de vie… and it is pretty good news that it is obviously still missing ;-)

Picture by Panh Rithy (RPanh)

Social Decay

Sunday, January 14th, 2018

In his Social Decay opus, Andrei Lacatusu illustrates a world where the fading lustre of social media companies only results in beat-up advertising material.

The unfair advantage

Saturday, December 2nd, 2017

Yet another great post by Seth Godin (@ThisIsSethsBlog)


Here’s a sign I’ve never seen hanging in a corporate office, a mechanic’s garage or a politician’s headquarters:

WE HAVE AN UNFAIR ADVANTAGE:

We care more.


It’s easy to promise and difficult to do. But if you did it, it would work. More than any other skill or attitude, this is what keeps me (and people like me) coming back.

Should You Use Blockchain?

Wednesday, November 22nd, 2017

The Elephant In The Room

Friday, October 6th, 2017

This "Elephant in the room" is the perfect model to explain why the hierarchy is a wrong answer to complex issues. Imagine that all these "experts" will go and make their report to a minister who, while not having been confronted with field realities, will have to build a synthesis, then make a decision for the whole community.


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